Facesitting : réussir ses débuts
Le facesitting figure sur la liste de bien des gens, mais le premier essai paraît souvent maladroit. Ce n'est pas une fatalité. Avec un signal d'arrêt et la bonne position, les débuts sont plus détendus que vous ne le pensez. Vous lirez ici comment cela fonctionne, ce qui compte du côté de la respiration et pourquoi la crainte d'être trop lourde est le plus souvent infondée.
Qu'est-ce que le facesitting ?
Dans le facesitting, une personne s'assied ou s'agenouille au-dessus du visage de l'autre. Le queening désigne la même chose, le terme est simplement plus ancien. Il s'agit le plus souvent de sexe oral. Mais cela peut aussi rester un pur jeu de domination, habillée et sans contact direct. Les deux relèvent du facesitting, et les deux sont plus répandus que les rares conversations franches à ce sujet ne le laissent croire.
Les rôles sont clairement répartis. La personne dessous est allongée sur le dos et a les mains libres. La personne au-dessus règle la pression et le rythme. C'est précisément ce contrôle qui fait l'attrait de la pratique pour beaucoup, avec ou sans rapport de force. Si les scénarios reposant sur un rapport de force délibéré vous intéressent, lisez aussi l'article sur la signification de CFNM. Une définition courte du facesitting se trouve dans le glossaire.
Les conseils les plus importants pour débuter
Six points suffisent pour commencer :
- Parlez-en avant. Précisez ce qui doit se passer et ce qui est exclu.
- Convenez d'un signal d'arrêt. Deux tapes sur la jambe, c'est la norme.
- Commencez à genoux, pas assise. Votre poids reste ainsi sur vos jambes.
- Augmentez la pression lentement. Descendre est toujours possible, l'inverse devient difficile.
- Faites des pauses. Se soulever brièvement suffit pour reprendre son souffle.
- Faites un point après. Deux phrases suffisent : qu'est-ce qui était bien, qu'est-ce que vous laissez tomber ?
Sécurité : respiration et signaux
La règle la plus importante : la respiration passe avant tout. Toujours. La personne dessous ne peut pas parler quand sa bouche est couverte. C'est justement pour cela qu'il faut un signal qui fonctionne sans la voix. Taper a fait ses preuves : deux tapes fermes sur la cuisse ou la hanche signifient qu'on se relève immédiatement. Le signal est absolu. Pas de question en retour, pas d'encore un instant. Qui tape reçoit de l'air tout de suite.
Le deuxième outil est le dosage du poids. À genoux au-dessus du visage, votre poids repose sur vos genoux et vos cuisses, pas sur la tête de votre partenaire. Vous pouvez vous relever en une fraction de seconde. En vous asseyant complètement, vous abandonnez ce contrôle. Pour débuter, la règle est donc : à genoux. S'asseoir viendra plus tard, ou jamais, selon ce qui vous plaît à toutes les deux.
Et la crainte d'être trop lourde ? Elle retient plus de monde que tout le reste, mais dans la position à genoux elle est infondée. Le visage ne supporte presque aucun poids. Deux détails aident encore : la tête de la personne dessous repose mieux sur un support plat que dans un oreiller moelleux qui bloque le nez dès qu'il s'enfonce. Et la personne dessous pose les mains sur les hanches de celle du dessus. Elle peut ainsi la soulever ou donner le signal à tout moment.
Quelles positions fonctionnent ?
Pour débuter, une seule suffit : à genoux au-dessus du visage, face à face. Vous voyez le visage de votre partenaire, vous percevez chaque réaction et vous pouvez vous relever à tout moment. C'est le standard pour les débutantes, et beaucoup en restent là.
La deuxième variante est la position inversée, le regard vers les pieds. L'angle est différent, et certaines aiment précisément cela. L'inconvénient : vous ne voyez plus le visage. Cette variante appartient donc au deuxième tour, quand le signal est bien rodé et que vous vous connaissez mieux.
Pour les séances plus longues, un appui vaut la peine. Un mur ou la tête de lit soulage les cuisses et donne de la stabilité. Cela paraît anodin, mais c'est ce qui décide si vos jambes tremblent après deux minutes ou si vous restez à l'aise.
Que comprend la préparation ?
Deux choses : les accords et l'hygiène. Avant, vous précisez ce qui doit se passer et ce qui ne doit pas se passer. Oral ou simplement s'asseoir, avec ou sans domination, nue ou habillée. Cela ne prend pas cinq minutes et vous épargne les mauvaises surprises. Après, un bref point suffit pour savoir si cela a convenu aux deux.
Côté hygiène, aucune raison de se crisper. Une douche avant relève de l'étiquette, des deux côtés. Vous en lirez davantage dans l'article sur la préparation à la rencontre. Comme le facesitting implique un contact oral, la protection fait aussi partie du sujet : l'Aide Suisse contre le Sida rappelle que le sexe oral ne présente pratiquement aucun risque de VIH, mais que d'autres IST comme la chlamydia ou la gonorrhée se transmettent facilement. Une digue dentaire réduit le risque. Les recommandations de protection qui vous correspondent, vous les obtenez avec le safer sex check sur lovelife.ch. Ce qui vaut pour les réservations sur Gingr est décrit dans nos standards safer sex.
Essayer le facesitting avec une escort
La raison la plus fréquente d'un premier essai raté : les deux sont incertains et personne ne veut l'admettre. Avec une personne expérimentée, cela disparaît. Lors d'une rencontre avec une escort, les accords préalables vont de soi, le cadre est défini, et votre partenaire sait comment fonctionnent le poids, les signaux et les pauses. Cela enlève la pression, surtout la première fois.
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Questions fréquentes
Le facesitting est-il dangereux ?
Non, si vous convenez d'un signal d'arrêt et dosez le poids. À genoux plutôt qu'assise, la personne au-dessus garde le contrôle et peut se relever à tout instant.
Quelle est la différence entre facesitting et queening ?
Aucune. Queening est un nom plus ancien pour la même pratique. Les deux termes désignent le fait de s'asseoir ou de s'agenouiller au-dessus du visage.
Le facesitting relève-t-il du BDSM ?
Cela peut être le cas, mais ce n'est pas obligatoire. Le facesitting fonctionne comme jeu de domination tout comme il fonctionne en simple variante de sexe oral, sans aucun rapport de force. Ce que ce sera, c'est vous qui le décidez.
Comment proposer le facesitting ?
Directement et en dehors de la situation. Une phrase du type : j'aimerais bien essayer le facesitting, qu'en penses-tu ? Cela paraît moins abrupt qu'une proposition en plein rapport et laisse la place à un non sincère.
Suis-je trop lourde pour le facesitting ?
Dans la position à genoux, non. Votre poids repose sur vos genoux et vos cuisses, le visage ne supporte presque rien. Cette crainte est répandue et presque toujours infondée.
En résumé
- Convenir d'un signal d'arrêt avant le premier essai, généralement des tapes.
- Commencer à genoux, le poids reste sur vos propres jambes.
- La respiration passe avant tout, le signal s'applique sans discussion.
- La douche avant relève de l'étiquette, les accords préalables sont obligatoires.
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